Psychologie

Manipulateurs, mode d’emploi

Manipulateurs

Parce qu’on estime entre 6 et 12 le nombre de manipulateurs dans notre entourage, mieux les connaître est la première étape pour les repérer et les tenir à distance. 
Dans cet article vous découvrirez qui ils sont, comment ils opèrent et quelles sont leur proies favorites.
Décryptage selon Christel Petitcollin, auteur, conférencière et thérapeute spécialiste de l’accompagnement des hauts potentiels et de l’emprise psychologique.

Un profil type

Les manipulateurs représentent environ 4% de la population. On les retrouve à tous les niveaux de la société et à tous les âges. 

Manipuler n’est pas l’apanage d’un seul sexe et il y a autant de femmes manipulatrices que d’hommes manipulateurs.

Pour des questions d’ordre pratique, j’utiliserai, tout au long de cet article, le terme « manipulateur » au masculin, mais gardez bien en tête, que les femmes représentent 50% des effectifs. 

Selon Christel Petitcollin, le manipulateur est une personne qui :

  • ment, se contredit, est de mauvaise foi: il/elle dit tout et son contraire
  • a une posture de victime: toujours en train de se plaindre et de critiquer
  • n’est jamais content

Ce profil est assez standard et ce qui fait la différence entre « monsieur-madame tout le monde » et le manipulateur « expert » est selon elle, son visage dual et son mode de communication à deux vitesses. 

Deux visages

Un visage très sympathique et avenant pour l’extérieur (par exemple, les voisins pourraient dire « on n’aurait jamais pu deviner, il était tellement gentil ! ») et un visage très noir, morose, haineux et frustré pour la victime.

Le visage sympathique n’est pas un visage mais un masque. Un masque qu’il utilise pour charmer sa proie et annihiler ses résistances.

Les manipulateurs ne sont gentils qu’à minima et par calcul. Que ce soit dans la vie professionnelle ou familiale, quand ils sont gentils avec leur victime, c’est qu’ils sont en mode « rendors-toi ! »

Il est important de comprendre que plus ils sont gentils, plus il sont dangereux et que sa gentillesse est feinte. Elle cache toujours un mauvais coup.

A contrario, plus la personne est gentille avec le manipulateur plus elle le rend fou. En effet, comme sa gentillesse à lui est toujours simulée, dès que l’autre est gentil il s’inquiète et cherche le traquenard. Et moins il trouve, plus il devient parano.

Exemple: Si la victime sort de la douche en sifflotant, de bonne humeur, elle peut brancher le chronomètre pour savoir en combien de temps elle va subir une agression. Le manipulateur se sentira immédiatement en danger, parce qu’il pensera que l’autre cherche à prendre le dessus, qu’il se croit plus fort, plus malin et qu’il lui prépare un mauvais coup.

Deux discours

L’être humain communique toujours à deux niveaux: verbal et non verbal.
Le niveau verbal c’est ce que nous disons (avec les mots) et le non-verbal c’est la façon dont on le dit (par exemple l’intonation) et ce que notre corps renvoie (hochement de tête quand on est d’accord, sourcils qui se froncent quand on n’a pas compris, etc.). 

Chez les manipulateurs, les deux niveaux (verbal et non-verbal) sont toujours opposés: par exemple, il peut dire qu’il est content tout en faisant la moue. Cela décontenance la victime qui ne sait du coup jamais ce qu’il pense vraiment, ce qu’il convient de faire ou pas, etc.

De plus leur discours est vide. C’est ce que l’on appelle la langue de bois. En utilisant les concepts, les mots et les valeurs de la victime, ils tissent une toile verbale dans laquelle celle-ci se reconnaît et dont elle ne se méfie pas. En ne disant rien précisément, il donne l’impression d’être complètement en accord avec ce qui compte pour elle. Il se sert du monde de sa proie pour lui décrire ce qu’il appelle le sien. Et comme il parle son langage et bien celle-ci adhère très facilement. 

Exemple d’une manipulatrice qui lorsque son conjoint menace de la quitter, lui dira qu’elle aurait adoré avoir un enfant avec lui. Or c’est lui qui avait toujours été moteur sur le sujet. C’était son envie à lui. Quand il en parlait avec elle, elle l’envoyait promener en lui disant qu’elle ne l’imaginait pas en père vu son incapacité à la rendre heureuse. Et maintenant qu’il veut partir, elle se sert de cette corde sensible pour le récupérer. 

Les manipulateurs sont des gens qui ne tiennent pas leur parole, qui prétendent aimer l’autre mais qui n’ont pas un seul geste gentil pour elle/lui. Les faits et les actes parlent d’eux-même, et malgré tout c’est comme si la victime ne s’en tenait qu’à leur discours, comme hypnotisée par leurs paroles. 

Le manipulateur est un sale "gosse"

Pour Christel Petitcollin, il a l’apparence d’un adulte, la vie d’un adulte, les responsabilités d’un adulte mais se comporte comme un gamin. C’est comme si, psychologiquement, il n’avait pas grandi. Il règle avec ses victimes, les problèmes qu’il n’a pas réglé avec son parent.

Les manipulateurs sont des « sales mômes » qui sont restés bloqués dans la toute puissance infantile et qui combattent la toute puissance parentale qu’ils pensent que l’autre incarne. Même leur communication est du niveau de cours récréation : « c’est même pas vrai, « tu vas voir ta gueule à la récrée », « c’est celui qui dit qu’y est », etc. 

Très schématiquement l’homme manipulateur se choisit une compagne très maternelle pour la mettre en échec en tant que mère.
Les femmes manipulatrices, elles, sont souvent des femmes-enfant. Une petite peste touchante par sa fragilité apparente. Elles se choisissent ainsi un homme très paternel et très protecteur.

On retrouvera le même schéma en entreprise (collègue ou hiérarchique).

L’objectif de la manipulation est donc de faire triompher la toute puissance infantile sur la toute puissance parentale. Ils utilisent donc les gens comme des objets, pour combler ce besoin de « gagner » et de prendre le dessus. 

Il est donc très important de comprendre qu’ils ne changeront jamais, quoi que fasse la victime. Leur revanche à prendre est comme un jeu pour eux. Ils n’ont donc aucune envie qu’il s’arrête.

Ils ne sont pas non plus, malades. La manipulation n’est pas une pathologie psychique, mais un comportement dévoyé.

Ils ne sont pas malheureux même s’ils pleurnichent beaucoup.

Il est donc inutile d’user son énergie à essayer de les rendre plus gentils !

Structure de sa pensée

1- Cause toujours: quoique vous pensiez ou disiez il n’en n’a rien à faire. Il finira toujours par agir comme il l’entend.
Exemple: Une femme passe des heures à expliquer à son manipulateur de mari qu’elle aimerait qu’il rentre plus tôt du travail. Il finit par dire être d’accord. Elle pense qu’il a enfin compris, mais constate que dans les jours qui suivent, rien n’a changé. Il rentre toujours aussi tard.

2- Tiens ça te fera les pieds: ils sont toujours en train d’organiser de petites représailles pour tarabuster leur victime, pour se venger d’elle si celle-ci les a contrariés, etc.

Exemple: Un homme raconte que sa femme est étourdie car quand il a sorti le chien la veille, il lui a dit qu’il ne prenait pas ses clés. Or quand il est revenu sa femme était partie sans son portable et avait fermé toute la maison. Il a du l’attendre dehors tout le reste de l’après-midi. Ce n’est pas une étourderie, cela a été fait sciemment, pour embêter.

Ils prennent plaisir à empoisonner l’existence de l’autre et c’est ce que la victime a énormément de mal à admettre et à comprendre.

Leurs armes favorites

Le manipulateur opère toujours en utilisant 4 leviers :

  1. la séduction
  2. la victimisation 
  3. l’intimidation
  4. la culpabilisation

Quand la victime ne répond plus à ces 4 leviers, elle est libre ! Il n’a pas d’autres ficelles pour la manipuler.

1- La séduction

Dans la phase de séduction, le manipulateur porte le masque sympathique. Il fait plein de compliments, plein de promesses, et surtout il capte les rêves de sa victime et lui fait croire que grâce à lui elle va les réaliser, qu’il est là pour ça.

Il crée le lien avec sa proie par mimétisme. Il agit comme elle, parle comme elle, utilise ses centres d’intérêt pour la charmer, etc.

Le mimétisme c’est le moyen le plus facile et le plus redoutable de piéger quelqu’un.

Si par exemple, je dis à un manipulateur que « Les autres » est mon film préféré et qu’il me répond: « Ah c’est dingue, moi aussi c’est mon film préféré ! » Comment pourrais-je me douter qu’il ne l’a pas vu et qu’il se fiche de moi ?
Et la victime peut mettre 6 mois à se rendre compte qu’il n’a pas vu le film, qu’il n’est pas allé en Australie, n’a jamais sauté en parachute, etc. Quand elle le confronte en lui disant « qu’est-ce que tu m’as dit que c’était ton film préféré », il s’en tirera d’une pirouette en disant: « ah ben j’avais pas compris que tu parlais de ce film-là ! »

C’est difficile d’imaginer l’arnaque surtout sur ce genre de détail et surtout en début de relation. 

Mais les manipulateurs sont des menteurs patentés qui agissent pour créer la dépendance et mettre sous emprise. Ils n’ont donc aucun remords à affabuler du moment qu’ils obtiennent ce qu’ils veulent: séduire et se rendre indispensable à l’autre (dans un premier temps du moins).
Il faut donc faire attention, car leur séduction est dangereuse.

Mais en y regardant bien, ils ne sont pas sympathiques ils sont familiers. C’est à dire qu’ils se comportent avec leur proie comme si ils se connaissaient depuis toujours alors qu’ils se sont rencontrés 10 min plus tôt.

Ils la regardent avec trop d’insistance, sont trop près et très envahissants. Très vite ils s’incluent dans leur futur comme s’ils étaient copains depuis toujours.
« Tu verras cet été je t’emmènerai à la mer. Je connais des endroits sympa, on passera du bon temps… » et « cet automne je te ferai découvrir le canada, tu verras comme c’est beau l’été indien », etc.
La victime trouve cela plutôt sympathique et sans qu’elle ne s’en rende compte ils s’immiscent dans sa vie, dans ses projets. C’est une manière de séduire très intrusive et envahissante.

2- La victimisation

L’objectif est d’inspirer la pitié.

Les manipulateurs sont les gens les plus malheureux de la terre: ils ont eu tellement d’ennuis, ils ont eu une enfance épouvantable, leur ex les a plumés, leur banquier les a escroqué, leur patron les harcèle, etc.

C’est un discours de plainte récurrent.

Ils sont la victime et toujours plus à plaindre que n’importe qui d’autre. Ils retournent toujours les situations pour être la personne sur laquelle il faut s’apitoyer. Ils sont tellement plus malheureux que tout le monde !

Important là aussi, de faire la différence entre la pitié (envie de prendre en charge une personne et de résoudre ses problèmes à sa place) et la compassion (comprendre que l’autre souffre et savoir qu’il a toutes les ressources en lui pour surmonter son problème).

Compassion oui, pitié non.

3- L'intimidation

Au fur et à mesure, le manipulateur laisse filtrer son vrai visage: haineux, morose et frustré.

Apparaissent alors des scènes, de la bouderie, de l’énervement et du stress.

Il dresse sa victime à avoir peur de le contrarier, de le blesser ou de le frustrer. Petit à petit celle-ci se retrouve conditionnée à faire attention, tout le temps, à ses comportements vis à vis de lui, à ce qu’elle dit et comment elle le dit. Elle est sans arrêt sur le qui vive guettant ses réactions et se demandant ce qu’il va penser. C’est un conditionnement, plus ou moins subtil.

Il peut être capable de lui dire: « si un jour quelqu’un te fais du mal je serai capable de le tuer » et elle peut penser que c’est gentil puisque c’est pour la protéger. Mais le message subliminal qu’il fait passer, c’est qu’il est capable de tuer. Et la peur s’insinue…

Cela reste souvent des fanfaronnades, le but est de faire peur et d’intimider. Ils ne mettent leurs menaces à exécution que si la personne en face alimente ses peurs. A ce moment-là, il peut devenir dangereux. 

Exemple d’un chantage au suicide. S’il constate qu’à chaque fois qu’il brandit la menace, cela fonctionne, il va aller de plus en plus loin jusqu’à mettre en scène de véritables tentatives et finir par ne pas se louper.
Par contre si dès le premier chantage on lui répond calmement: « Ecoute, que je sache on n’a jamais pu empêcher un suicidaire de se suicider donc je ne vais pas te surveiller 24h/24. Si tu veux vraiment le faire, quoi qu’il arrive tu le feras. Qui plus est, je n’ai pas à porter ton envie de vivre ou de mourir, elle t’appartient » 

En coupant court de cette manière, il arrêtera de lui-même le chantage au suicide. Alors que si on rentre dans son jeu, ça va amplifier le phénomène.

Idem pour la menace de tuer le conjoint si il part. S’il voit que ça fonctionne et que ce dernier a de plus en plus peur, petit à petit risque de germer dans son esprit que le tuer peut être une solution.

Il est important de rester ferme et de ne pas lui montrer ses peurs.

4- La culpabilisation

Etre en relation avec un manipulateur c’est être coupable et responsable de tout ce qui ne va pas.

Quoi qu’on fasse, ça ne va jamais, ce n’était pas ça qu’il fallait faire, dire, etc.

Tout est toujours de la faute de l’autre, et ça, tout le temps ! Il ira même jusqu’à prétendre que tout ce qu’il fait ou dit est une réaction à ce qu’a provoqué l’autre: « C’est parce que toi tu … que moi je… »
L’autre est coupable de tout et lui de rien.

La victime apprend ainsi à redouter ses représailles, à connecter ses actes aux siens, et n’ose plus rien faire spontanément.

Or on ne peut être responsable de tout, seulement de la moitié de la relation !

Mode opératoire

Le manipulateur va procéder en trois temps:

  1. Séduction
  2. Harcèlement
  3. Destruction

1- Séduction

Comme on l’a vu plus haut, le premier visage avec lequel le manipulateur va se présenter est celui de la séduction.

Dans cette période l’autre pense que tout va bien. Il croit avoir trouvé le poste parfait, le patron parfait, la femme idéale, un ami qui est comme un frère, etc. Il peut même avoir l’impression que c’est trop beau pour être vrai…

La victime est entrée dans le piège, elle croit à son rêve.
Puis dans cette phase idyllique, à un moment donné, tout va basculer. Il va enlever le masque du séducteur et se montrer tel qu’il est vraiment. C’est là que les ennuis vont commencer. On entre alors dans la phase 2.

Le masque tombe au moment précis où il estime que sa proie est suffisamment piégée et qu’il n’est plus nécessaire de faire d’effort.
Par exemple, cela peut être le jour du mariage, quand l’autre a rendu les clés de son appartement, à la fin de la période d’essai, etc…

2- Harcèlement

A partir du moment où il a retiré le masque de séduction, tout va s’inverser…

Avant, l’autre était la plus belle des femmes, était tellement intelligente, tellement élégante, tellement sexy, elle avait tellement d’humour, c’était merveilleux et puis maintenant elle s’habille comme une pute, a un rire bête et elle est tellement stupide, une pauvre fille sans rien dans le crâne. Et quand la victime se rebiffe en disant « mais qu’est-ce que tu me racontes », il répond: « mais moi si je dis ça c’est pour ton bien, si tu veux continuer à te ridiculiser en public, moi je men fiche, je te dis ça parce que tu m’es sympathique », etc.

Au début l’autre croit qu’il est critiqué par quelqu’un qui l’aime. Et ça aussi constitue le piège.

Qui a le droit de dire à l’autre qu’il doit s’améliorer pour être parfait. Chacun est parfait dans son imperfection. C’est le propre de l’être humain. Malgré tout, le piège fonctionne…

C’est également une période où la victime se sent obligée de prouver sa valeur. Elle perd confiance en elle et s’épuise à prouver des choses à quelqu’un qui de toute façon est de mauvaise foi. Malheureusement , elle ne le sait pas encore.

Elle commence alors à développer tous les symptômes du stress: elle déprime, a des bouffées d’angoisse, etc.
De temps en temps quand elle est sur le point de craquer, le manipulateur remet son masque sympathique: « j’allais justement te donner une promotion/augmentation » ou « j’allais te demander en mariage ».

Il trouve toujours comment  « rendormir » l’autre et ça repart. Et la victime s’enfonce de plus en plus.

C’est à la fin de la période de harcèlement où l’autre arrive en rupture que va s’enclencher la phase de destruction.

3- Destruction

Quand elle bascule dans cette phase, la victime présente des symptômes corporels forts: elle ne dort presque plus, peut avoir pris ou perdu du poids de manière spectaculaire, fait de la tachycardie, a des maux de dos, etc… Le corps hurle au secours et dans son discours, la personne semble folle et incohérente. Elle est juste en surdose de stress.

Le manipulateur lui, s’enivre de ses propres abus, de cette toute puissance qu’il a acquis sur sa victime. Celle-ci devient sa drogue et il lui faut une dose d’abus de plus en plus forte. C’est pour ça que ce harcèlement est irréversible. Jamais, le manipulateur ne s’arrêtera de son plein gré.

Proies idéales

Leurs victimes préférées sont des gens bourrés d’énergie, de gentillesse, qui ont des compétences parentales très développées (qui sont très maternel ou très paternel) et qui paradoxalement sont plus intelligents que la moyenne.

Qui dit intelligence, dit analyse, remise ne cause et finalement doute. Or plus on doute, plus on est manipulable. Et le doute est l’une des clés utilisées par ces prédateurs.

En effet, si un manipulateur leur dit: « j’ai jamais dit ça », la personne va se questionner, inlassablement. Est-ce qu’il l’a dit ou pas ? Est-ce que j’ai mal compris ? Est-ce que quelqu’un d’autre aurait pu me le dire ? Est-ce que j’ai rêvé ?

L’excès d’analyse est dans ce cas un handicap. En voulant absolument comprendre, elles se mettent alors trop souvent à la place de l’autre et croient bêtement que le dialogue arrange tout. Finalement c’est leur propre personne, qu’elles finissent systématiquement par remettre en cause. Ce système de pensée, en fait ainsi, des proies faciles. 

De plus, leur pensée en arborescence est liée à des caractéristiques neurologiques particulières. Ils sont ainsi:

  • hypersensibles aux ambiances: ils ne supportent pas les tensions, les gens qui font la tête, le stress. Au contraire, ils évitent les conflits et ont besoin de calme, de paix et d’harmonie.
    Ainsi le chantage: « si tu me contraries je vais te pourrir ton harmonie », fonctionne très bien avec ces personnes-là.
  • hyperestésiques : cela signifie que leurs 5 sens sont très développés (hyper sensibilité au bruit, à la lumière, à la chaleur, etc.)
    Comme les manipulateurs sont des envahisseurs sensoriels (bruyants, sèment des affaires partout, se mettent dans le champ de vision) ils créent par leur simple présence une forte déstabilisation. Impossible de se concentrer quand ils sont dans la pièce. Cela devient rapidement étouffant voire oppressant.
  • Sensibles aux mots (franchise et honnêteté intellectuelle) :  quand ils disent quelque chose c’est qu’ils le pensent. Aussi ils ont beaucoup de mal à imaginer qu’on puisse dire des choses sans les penser.
    De plus, ils peuvent facilement être blessés avec des mots.
  • Incapables de concevoir la malveillance gratuite.
    Exemple: « Mais pourquoi il ferait ça ? » « Et bien pour vous embêter. » « Mais pourquoi il voudrait m’embêter ? C’est mon mari, il m’aime… »
  • Hyper émotifs: c’est un vrai bonheur de les faire enrager.
    Ils foncent tête baissée dans tous les pièges émotionnels qu’on leur tend. C’est facile de les chambouler. Plus ils sont bouleversés et plus le manipulateur est calme. Au contraire, plus ils seront calmes et plus le manipulateur sera déstabilisé.

    Une des clés pour en sortir est notamment d’apprendre à cacher cette hyper émotivité: « même pas peur, même pas mal ».
  • Trop compatissants: Ils prennent en pitié leur manipulateur et veulent à tout prix le « sauver ». Combat qui, comme on l’a évoqué précédemment, est perdu d’avance.

A ces caractéristiques intellectuelles, se greffent également une problématique psychologique forte. En effet, toutes les personnes intelligentes ne sont pas la cible des manipulateurs. Seules celles porteuses d’un programme de non-vie (je n’ai pas le droit de vivre, je n’ai pas le droit de recevoir de l’amour, je ne mérite pas d’être sur terre, etc.) sont attaquées. Ces blessures émotionnelles sont comme un aimant à manipulateurs, puisque ces derniers ont justement, pour fonction, de leur faire respecter ce programme de non-vie.  

Comment sortir de la manipulation mentale ?

La première des clés est de reconnaître qu’on en est victime. Ne pas rester sur le masque du prince charmant, de la femme parfaite, du copain idéal, etc. Intégrer que c’était bel et bien un leurre et que cette version idéale de l’autre n’a jamais réellement existée.

Ne plus entrer dans son jeu est la deuxième clé. Il n’utilise que 4 leviers, toujours les même comme on la vu et si la victime ne culpabilise plus, ne se laisse plus intimider ni charmer et ne le prend plus en pitié, le jeu s’arrête. Game over.

Enfin, il sera important de combler la faille émotionnelle en apprenant à s’aimer et en se redonnant toutes les permissions qu’on n’a peut-être pas eues dans l’enfance: permissions de vivre, d’être quelqu’un de bien, d’être quelqu’un d’important, permission d’avoir des émotions, des ressentis et de s’autoriser à être joyeux et dans l’amour… 

A ce stade, un accompagnement personnalisé peut être une aide à la reconstruction psychologique et au nettoyage émotionnel.
L’hypnose humaniste est alors toute indiquée, puisqu’elle permet entre autre de:

  • remodeler les fondations de votre construction psychologique
  • nettoyer les traumatismes
  • faire le deuil de la relation toxique
  • libérer votre plein potentiel

Conclusion

Parce qu’il n’y a pas de fatalité à ce que nous vivons, les épreuves que nous traversons, viennent nous enseigner qui nous sommes. A nous d’être à l’écoute pour découvrir nos failles et nos blessures.

En prendre conscience est le premier pas de la transformation. Décider de sortir de la posture de victime est le second. Et vous, où en êtes-vous ? 

Si cet article vous a plu, n’hésitez pas à partager et à laisser vos commentaires et  avis ci-dessous.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.