Lâcher-prise

Tout est toujours parfait !

Aujourd’hui, je voulais vous partager une des clés qui m’aide, depuis quelques temps (et de manière efficace) à accepter ce qui se présente dans ma vie et à prendre le recul nécessaire face aux situations dites « négatives ». En arrêtant de juger, de classer, épingler les événements, je crée une sorte de lâcher-prise sur ce qui est. J’accepte. J’accueille l’expérience que la Vie me propose.

Supprimer le jugement

Parce que nous n’avons qu’une vue parcellaire de ce qui est, que la vision d’ensemble nous échappe complètement, il est bon de se rappeler régulièrement que, malgré les apparences, tout est toujours parfait. Que ce qui nous apparaît, aujourd’hui comme le plus négatif des événements, sera peut-être une opportunité de changement, de croissance, d’abondance, personnelle ou collective. Prendre conscience, qu’un événement reste une expérience, et que la notion de positif ou de négatif n’a pas lieu d’être. Souvenez-vous de l’ami licencié, déprimé et qui 6 mois plus tard vous a dit à quel point cet incident fut, pour lui, une chance. La chance de se lancer dans l’aventure de l’entreprenariat, ou de faire ce voyage au bout du monde ou même encore d’intégrer l’entreprise de ses rêves, etc.

Il était une fois...

Et pour illustrer mon propos, je vous propose de découvrir ce fabuleux conte de sagesse taoïste:

Un paysan Chinois suscitait la jalousie des plus riches du pays parce qu’il possédait un cheval blanc merveilleux. Chaque fois qu’on lui proposait une fortune pour l’animal, le vieillard répondait :
« Ce cheval est beaucoup plus qu’un animal, pour moi, c’est un ami, je ne peux pas le vendre. »

Un jour, le cheval disparut. Les voisins rassemblés devant l’étable vide donnèrent leur opinion :
« Il était prévisible qu’on te volerait ton cheval. Pourquoi ne l’as-tu pas vendu ? »
Le paysan se montra plus dubitatif:
« N’exagérons rien, dit-il. Disons que le cheval ne se trouve plus dans l’étable. C’est un fait. Tout le reste n’est qu’une appréciation de votre part. Comment savoir si c’est un bonheur ou un malheur ? »
Les gens se moquèrent du vieil homme. Ils le considéraient depuis longtemps comme un simple d’esprit.

Quinze jours plus tard, le cheval blanc revint. Il n’avait pas été volé, il s’était tout simplement sauvé et présentement ramenait une douzaine de chevaux sauvages avec lui. Les villageois s’attroupèrent de nouveau.
« Tu avais raison, ce n’était pas un malheur mais une bénédiction. »
« Je n’irai pas jusque là, fit le paysan. Contentons-nous de dire que le cheval blanc est revenu.
Comment savoir si c’est une chance ou une malchance ? »
Les villageois se dispersèrent, convaincus que le vieil homme déraisonnait. Recevoir douze chevaux était indubitablement un cadeau du ciel. Qui pouvait le nier ?

Le fils du paysan entreprit le dressage des chevaux sauvages. L’un d’eux le jeta à terre et le piétina. Les villageois vinrent une fois de plus donner leur avis :
« Pauvre ami ! Tu avais raison, ces chevaux sauvages ne t’ont pas porté chance.
Voici que ton fils unique est estropié. Qui donc t’aidera dans tes vieux jours ? Tu es vraiment à plaindre. »
« Voyons rétorqua le paysan, n’allez pas si vite. Mon fils a perdu l’usage de ses jambes, c’est tout. Qui dira ce que cela nous aura apporté ? La vie se présente par petits bouts, nul ne peut prédire l’avenir. »

Quelques temps plus tard, la guerre éclata et tous les jeunes gens du pays furent enrôlés dans l’armée, sauf l’invalide.
« Vieil homme, se lamentèrent les villageois, tu avais raison, ton fils ne peut plus marcher, mais il reste auprès de toi tandis que nos fils vont se faire tuer. »
« Je vous en prie, répondit le paysan, ne jugez pas hâtivement. Vos jeunes sont enrôlés dans l’armée, le mien reste à la maison, c’est tout ce que nous puissions dire. Dieu seul sait si c’est bien ou mal. »
Quelques mois plus tard, la guerre se termina. Certains n’en revinrent pas.

D’autres rentrèrent, couverts de gloire et chargés d’un riche butin de guerre.
« Tu n’as pas de chance, dit le voisin, ton fils n’est pas revenu riche de la guerre. »
« Est-ce une chance est-ce une malchance ? Qui peut le savoir ? dit le paysan. Richesses vite accumulées, richesses vite dilapidées dit le proverbe. »

Et la misère revint, encore plus dure à supporter après une période d’abondance.
« Tu as de la chance, dit le voisin. Ton fils n’est pas rentré riche de la guerre, mais il n’est pas tombé dans cette misère noire et déprimante où sont en train de sombrer nos propres enfants. »
« Est-ce une chance, est-ce une malchance, dit le vieux paysan. Qui peut le savoir ? »

Conclusion

Alors gardons bien en mémoire, comme l’exprimait Aldous Huxley que « l’expérience n’est pas ce qui nous arrive, c’est ce que nous faisons de ce qui nous arrive ».
A nous donc, le choix de la posture. Parce que je crois profondément que l’important n’est pas de découvrir qui nous sommes, mais bel et bien de choisir Qui Nous Voulons Etre, à chaque instant…

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